Portrait d’entrepreneur : Sandrine Saveurs

Aujourd’hui, je vous présente Sandrine, artisan confiturier dans l’Eure et Loir.

Tout est préparé avec les petites mains de Sandrine comme vos grands mères le faisaient.

Au départ, Sandrine a fait une formation administrative  dans la comptabilité et le commercial.

Au début de sa carrière, celle-ci  est passée de comptable, commerciale, responsable d’agence de voyages et enfin artisan confiturier.

Quel parcours diversifié.

 

Sandrine Saveurs

SANDRINE BERRY est SANDRINE SAVEURS

ARTISAN CONFITURIER

 

Qui es-tu et quel est ton parcours ?

Qui suis je ? c’est une bonne question…

Je suis quelqu’un d’ouverte aux autres, passionnée et entière.

Quand j’entreprends quelque chose, je vais jusqu’au bout. Je ne lâche rien, même si les autres me disent que c’est trop dur et qu’il vaut mieux arrêter.

Je suis une passionnée de jardinage, de broderie et travaux manuels.

La chasse et les chiens font aussi parties de ma vie. Je suis aussi passionnée de voitures de sports et fan inconditionnelle des 24 heures du Mans. J’ai un rêve, avoir une Porsche. Ma famille et mes amis sont mes piliers.

Il y a 13 ans, j’ai eu envie de devenir entrepreneur. Je pensais que la réussite passait obligatoirement par la valeur travail. J’étais tombé amoureuse d’un étal de confitures sur le marché de Millau (12) et je m’étais toujours dis qu’un jour, je ferais des confitures.

J’ai passé le cap il y a 13 ans maintenant.

Quelle phrase te représente le plus ?

« Il est souvent nécessaire d’entreprendre pour espérer et de persévérer pour réussir« . Gilbert Cesbron

Je cultive mon jardin et dans ma vie professionnelle comme dans mon carré de jardin, j’ai bien l’intention d’exclure les navets…

 

Quelle est la personnalité que tu admires le plus et pourquoi ?

Henri PESCAROLO, il est pour moi le plus grand pilote des 24 heures du Mans.

Celui-ci a 33 participations en tant que pilote et remporté 4 fois cette course fabuleuse et devient patron d’écurie et chef d’entreprise en montant son propre team, PESCAROLO SPORT, début 2000.

Il sait ce qu’il veut et a été jusqu’au bout de ses rêves.

 

Qu’as-tu appris sur toi depuis que tu es entrepreneur ?

J’ai appris que j’étais plus robuste physiquement que je ne le pensais.

A plusieurs reprises, j’ai dû mettre les bouchées doubles pour assurer une livraison en temps et en heure et j’ai travaillé 36 heures sans arrêt ni sommeil, et j’étais heureuse de les avoir fait.

J’ai appris à être combattive face aux idées reçues, face à la bêtise et la méchanceté des gens. L’hypocrisie et la jalousie et surtout la trahison.

Je ne supporte par l’incompétence.

J’ai un défaut et je ne pardonne pas aux gens qui me font du mal volontairement. J’ai appris aussi que j’étais trop gentille et me demande souvent si cela n’est pas une faiblesse.

Quelle est ton activité ? Quels sont tes clients ? ton secteur d’intervention

Artisan confiturier, je fais 40000 pots par an et à la main.

Je suis en train d’investir dans des machines pour automatiser les gestes quotidiens qui m’usent et me font perdre beaucoup de temps.

Je fais confiance à mon fournisseur de fruits avec qui je sélectionne les meilleurs fruits pour leur goût, leurs origines, leurs respects de l’environnement.

Les fruits sont préparés à la main et mes cuves de cuissons font 18 kg de matière.

Je travaille avec les épiceries fines, les grandes et moyennes surfaces, les chambres d’hôtes et certains hôtels.

Ayant eu une boutique de terroir en parallèle, je travaille aussi beaucoup avec les entreprises, associations, comités d’entreprises pour la confection de paniers gourmands.

Je m’apprête aussi à ouvrir un site internet marchand.

On retrouve mes produits essentiellement en région parisienne et en Eure et Loir.

Mes machines vont me permettre de viser la région Centre…

Un commercial est déjà sur le terrain.

Fais-tu face à beaucoup de concurrence ? Quelle stratégie as-tu adopté ?

J’ai peu de concurrence. Les produits de terroirs ont le vent en poupe mais ces activités demandent beaucoup de sacrifices et le monde d’aujourd’hui n’est pas forcément prêt à travailler autant pour des salaires qui ne sont pas ce que l’on pourrait imaginer.

J’ai choisi de travailler sur la qualité et le goût des confitures.

Aujourd’hui, nous commençons enfin à comprendre qu’il vaut mieux manger un peu moins mais mieux. Les hyper et supermarchés l’ont bien compris et savent prendre le temps de nous recevoir, de nous connaître et d’apprécier nos produits artisanaux.

 

Quels sont les principaux problèmes rencontrés ? Comment les as-tu résolus ?

Les trois premières années, les problèmes que j’ai rencontré étaient le manque de sérieux à mon égard de la part de certains interlocuteurs, la banque, les administrations et même certains fournisseurs.
Ma ténacité, mon courage, ma reconnaissance professionnelle auprès de mes pères ont eu raison des mauvaises langues.

Mes confitures ont reçu plusieurs titres à divers concours nationaux et internationaux.

Monsieur François MIOT, (meilleur confiturier de France et triple champion du monde) est devenu mon parrain et ami très cher, m’a entre autre décerné le titre de « Maître confiturier ».

Ensuite les gros problèmes que j’ai rencontré ont été avec les salariés… Et là, je peux dire que j’ai découvert des choses auxquelles je n’étais pas vraiment préparée.

Je pensais que donner aux autres signifiait recevoir et apprécier…

Pour ma part, je n’ai pas été chef d’entreprise à 20 ans donc le monde de l’entreprise, je l’avais pratiqué quelques années durant et je ne me souviens pas d’avoir eu de gros problèmes avec mes employeurs. Mais l’époque a changé et les mentalités aussi…

Je ne veux pas rentrer dans les détails tellement les gens ont été ingrats et mauvais, tellement ils ont été malhonnêtes et m’ont fait mal.

Je pensais, à tort, que faire du social avec les salariés étaient normal, je me suis trompée.

Le résultat à tout cela, une liquidation judiciaire….

Mais comme je suis tenace et que j’adore mon métier et bien je remonte mon entreprise mais différemment.

L’Abbé Pierre disait que « POUR AIDER LES AUTRES IL NE FAUT PAS AVOIR LE VENTRE VIDE », j’ai compris la leçon…

 

merci à Sandrine de ton témoignage qui montre que le monde de l’entrepreneuriat n’est pas si facile.

 

SANDRINE SAVEURS

 

 

SANDRINE SAVEURS

Pour contacter Sandrine :

sa page Facebook : https://www.facebook.com/sandrine.saveurs

 

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