Quand on crée ou que l’on développe son entreprise, le temps devient rapidement une obsession.
On court après les heures, on enchaîne les tâches, on a la sensation de ne jamais en faire assez… et pourtant, les journées ne rallongent pas.
La gestion du temps n’est pas un problème d’agenda. C’est un véritable levier stratégique qui impacte la rentabilité, la sérénité et la pérénnité de l’entreprise.
Pourquoi la gestion du temps est cruciale
Contrairement au salarié, l’entrepreneur n’a pas de cadre imposé. Il est à la fois : dirigeant, commercial, gestionnaire, communicant et parfois même exécutant.
Sans organisation claire, le risque est réel : surchage mentale, décisions prises dans l’urgence, retards administratifs, perte d’opportunités, fatigue chronique et j’en passe.
Bien gérer son temps, ce n’est donc pas « être productif à tout prix », mais faire les bonnes choses, au bon moment.
Je te donne mon exemple, pendant longtemps, j’ai eu le sentiment de manquer du temps en permanence. Mes journées étaient pleines, mon agenda débordait et pourtant j’avais l’impression de ne jamais avancer sur l’essentiel.
Je passais des heures sur des tâches administratives indispensables, mais chronophages : classement, suivi, vérifications, relances… Des tâches que je maîtrisais parfaitement, mais qui m’éloignaient de mon rôle de cheffe d’entreprise.
Ce n’était pas un problème d’organisation, mais de priorisation et surtout de posture. J’avais confondu « tout faire » avec « bien gérer ».
Le jour où j’ai compris que mieux gérer mon temps passait aussi par le fait de ne pas tout porter seule, j’ai commencé à retrouver de la clarté, de la sérénité et surtout du temps pour développer réellement mon activité.
Les avantages d’une bonne gestion de temps
- Plus de clarté et moins de stress : quand les tâches sont identifiées et planifiées, ton cerveau respire mieux. On sait ce qui doit être fait, quand et pourquoi.
- Une meilleure rentabilité : le temps est une ressource non renouvelable. Passez deux heures sur une tâche à faible valeur ajoutée, c’est souvent deux heures de chiffres d’affaires potentiel perdu.
- Une posture de cheffe d’entreprise : c’est-à-dire, entrer dans une posture de dirigeant capable d’anticiper et de décider.
- Plus de place pour l’essentiel : en fait, je te parle de stratégie, développement, relation client et vision à long terme. Autant d’éléments souvent sacrifiés, faute de temps.
Les méthodes de gestion de temps les plus utilisées
J’ai testé toutes ces méthodes, mais cela me mettait la pression systématiquement. Dès que je n’arrivais pas à terminer les tâches que je m’étais fixée, je paniquais et je me sentais coupable de ne pas arriver au bout.
Se sentir coupable de ne pas avoir terminé toutes les tâches prévues en fin de journée est extrêmement fréquent, surtout chez les entrepreneurs. Cette culpabilité naît souvent d’objectifs irréalistes, de listes trop longues et de la croyance qu’une « bonne journée » est une journée où tout est coché.
Or, gérer une activité, ce n’est pas exécuter une suite infie de tâches, c’est faire des choix. Quand à l’administratif, les imprévus ou la charge mentale prennent le dessus, le sentiment d’échec s’installe, même si l’essentiel a été fait.
A terme, cette culpabilité érode la motivation, crée la fatigue mentale et brouille la perception de sa propre efficacité. Apprendre à accepter qu’une journée productive n’est pas une journée parfaite est souvent la première étape vers une gesion du temps plus saine et plus sereine.
Je t’en donne quelques unes, je pense réellement que c’est à toi de trouver ta méthode, celle qui te convient, le mieux.
- La to-do list : utile, mais dangereuse si elle devient une liste interminable. Elle rassure sans toujours faire avancer.
- Le time blocking : bloquer des plages horaires par type de tâches permet de limiter la dispersion. Encore faut-il respecter ces plages et accepter de dire non aux interruptions.
- La méthode Eisenhower : c’est-à-dire classer les tâches selon l’urgence et l’importance, cela va t’aider à prioriser.
- La règle des 80/20 : en fait tu identifies les 20 % d’actions qui génèrent 80 % des résultats.
Les inconvénients et pièces de la gestion du temps
La gestion du temps est souvent présentée comme la solution miracle à tous les problèmes d’organisation, mais mal abordée, elle peut devenir contre productive.
L’un des premiers pièces consiste à vouloir optimiser chaque minute, au point de transformer ses journées en emplois du temps rigides et irréalistes.
Cette poursuite de la productivité peut générer une pression inutile, accentuer la charge mentale et créer un sentiment d’échec lorsque tout ne se déroule pas comme prévu.
Il y aussi fréquemment la multiplication des méthodes et outils : vouloir tout tester finit par disperser l’énergie au lieu de la canaliser. Ne dis pas le contraire, je suis passé par cette étape.
Enfin, se concentrer uniquement sur la gestion du temps sans tenir compte de sa propre énergie, de ses contraintes réelles et des imprévus du quotidien conduit souvent à une organisation déconnectée du terrain.
La vraie difficulté n’est donc pas de mieux gérer son temps, mais de le gérer avec lucidité, souplesse et cohérence.
La clé souvent oubliée : accepter de ne pas tout faire soi-même.
La gestion du temps atteint vite ses limites lorsque l’entrepreneur reste seul aux commandes de tout.
Certaines tâches sont indispensables mais ne nécessitent pas ta valeur ajoutée de dirigeant.
Externaliser une partie de l’administratif, de la gestion ou du juridique permet :
- de libérer du temps mental,
- d’éviter les erreurs,
- de sécuriser son activité,
- et surtout, de se recentrer sur ce qui fait réellement avancer l’entreprise.
La gestion du temps n’est pas une contrainte mais un outil de pilotage.
Elle ne se résume pas à des méthodes mais à des choix. Ce que tu fais toi-même, ce que tu repousses et ce que tu décides enfin de déléguer.

