réussite

Dans l’entrepreneuriat, nous rencontrons beaucoup de personnes, certains pensent que la progression dépend de la capacité à occuper tout l’espace.

Ils créent un fonctionnement où chaque interaction devient un terrain de contrôle.

Au début, cela ressemble à une stratégie d’expansion. En réalité, c’est une mécanique d’étouffement.

L’entrepreneur que j’ai observé ne cherchait pas à collaborer. Il cherchait juste à verrouiller, il captait l’information sans jamais le partager.

 

Chercher un avantage

Il sollicitait les autres uniquement lorsqu’il pouvait en tirer un avantage immédiat. Son objectif n’était pas construction d’un écosystème mais la consolidation d’un territoire personnel.

Cette posture transforme chaque relation en transaction, et chaque partenaire potentiel en ressource à exploiter.

L’écrasement ne s’exprimait pas par des gestes spectaculaires.

Il se manifestait dans la manière de structurer les projets. Il dirigeait tout vers lui : décisions, bénéfices, visibilité. Les autres n’apparaissaient qu’en périphérie, tout étaient interchangeables et facilement sacrifiables.

Ce fonctionnement crée un cercle où la confiance est impossible, car la transparence n’existe pas. On coopère par nécessité, jamais par conviction.

L’impact se voit à long terme.

L’entreprise devient un système fermé. Les partenaires ne s’engagentp lus. Ils limitent leur exposition.

Ils retiennent leurs meilleures idées. 

Ils évitent les projets communs. Ils contournent les discussions sensibles.

Ce n’est pas un conflit ouvert, mais un retrait progressif.

 

Toujours entouré mais jamais soutenu

 

Un entrepreneur qui évolue ainsi se retrouve entouré, mais jamais soutenu. Il dispose de contacts mais pas de relations. De clients mais pas d’alliés.

D’opportunités courtes mais aucune dynamique durable.

La conséquence majeure apparaît dans la structure même de son activité. Un modèle fondé sur la domination dépend d’une vigilence extrême.

Il faut tout surveiller. Tout contrôler, tout anticiper.

L’attention se tourne vers les comportements des autres plutôt que vers la construction de valeur. Le développement se bloque, car une énergie considérable est consacrée à maintenir la position plutôt qu’à améliorer l’offre.

Cet angle montre une conclusion simple.

Un entrepreneur qui écrase, ne construit pas une entreprise mais un système de défense. 

Ce n’est pas un modèle.

Ce n’est pas une stratégie.

C’est une réaction permanente.

La solidité ne peut pas émerger de là.

Les structures durables s’appuient sur la compétence, l’exécution fiable et la capacité à créer un environnement où la coopération devient possible.

Une activité qui veut durer doit produire de la valeur, pas des rapports de force.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand écraser devient synonyme de réussite

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